Lallour (Rodez) : “ça nous a regroupés”


l’essentiel
De retour à Rodez, son club formateur, cet été, le 3e ou 2e ligne Cédric Lallour est le seul joueur de l’effectif sang et or à avoir débuté tous les matches. À l’heure de défier le leader Sor Agout, dès 15 h 15 à Paul-Lignon, le capitaine livre les secrets du renouveau des siens (actuel 5es) en même temps que leurs ambitions à court et moyen termes. Entretien.

Vous retrouvez Sor Agout, le leader ce dimanche. Et malgré un revers 24-23 mi-décembre à l’aller, il y a eu un déclic sur ce match-là pour vous. Du coup, comment abordez-vous cette réception ?

On s’attend à un gros combat. C’est une équipe très vaillante, organisée et maligne. On se prépare en conséquence. On a mis l’accent sur la défense et on compte répondre par un jeu de conquête.

Dites-nous en plus sur ce qu’il s’était passé à l’aller.

On était dans une période pas facile. C’était notre 3e défaite d’affilée. Mais on avait à cœur de montrer de bonnes choses. Je pense qu’en se retrouvant face à cette équipe, qui a un jeu d’avants, on s’attendait à se faire bien secouer. Et ça nous a regroupés. On s’est bien engagé, on avait à cœur de montrer de belles choses, notamment en défense. Ça nous a permis de voir que l’on pouvait rivaliser avec les équipes de haut de tableau. Car tout le monde n’aura pas perdu de seulement un point à Sor Agout ou à Léguevin (dernier match, joué il y a 15 jours, 16-15).

Depuis ce match aller, il y a donc eu quatre rencontres pour trois succès et ce court revers chez le dauphin Léguevin. Concrêtement, qu’est ce qui a changé dans l’équipe ?

L’état d’esprit. Plus s’engager pour le collectif. On avait besoin d’être dos au mur pour que la sauce prenne entre joueurs. Ce match à Sor Agout a permis de se resserrer, d’assurer les liens entre ma génération, les 1995-96, et les plus jeunes, 2002-03-04. Et on a pu, d’abord montrer qu’on pouvait se faire confiance et que si on respectait le plan de jeu, on pouvait faire de belles choses. Et puis s’engager les uns pour les autres au travers de cette grosse défense, nous permettant d’être meilleurs depuis ce match-là, il n’y a pas photo.

Du coup ce dimanche, c’est l’occasion de valider tout cela. De le certifier en faisant tomber le leader à Paul-Lignon ?

Faire tomber le leader à Paul-Lignon, on pourra juste le dire à 17 heures. Il faut aborder ce match avec humilité. C’est un objectif, on se prépare en conséquence. A nous de montrer que le rugby à Rodez est aussi un sport de combat et répondre à ce challenge.

Finalement, votre saison a deux visages : avec un retard comptable en première partie et du mieux ensuite. Du coup, aujourd’hui, à quatre matches de la fin de la saison régulière, vous êtes 5es. Quel objectif vous êtes vous fixés entre vous dans le groupe ?

On vise la qualification (le 4e est barragiste). Après, on va essayer d’aller chercher la meilleure place au sein de cette poule. On espère pouvoir accrocher la 2e, sachant que Léguevin a pris un petit avantage avec la victoire d’il y a quinze jours. Maintenant, on ne désespère pas. On veut la qualif’, on ira la chercher, on s’en donne les moyens. Mais l’objectif, c’est déjà de gagner contre Sor Agout, puis avec la manière, et enfin aborder les matches les uns après les autres pour terminer au plus haut.

Plus personnellement, vous êtes le seul joueur de l’effectif à avoir débuté tous les matches cette saison. Comment se passe votre retour au club depuis cet été ?

Très bien. Je suis Ruthénois, j’ai commencé en cadets à Rodez, un peu tard, mais toute notre génération s’est suivie depuis ces années-là. Donc il n’y a pas eu à proprement parler d’adaptation au groupe. Le challenge qu’on a eu en revanche, c’était de pouvoir raccrocher les jeunes. Mais ça se passe super bien. Après, sportivement, j’ai l’habitude d’enchaîner les matches (rires). L’an dernier à LSA, je fais quasiment toute la saison des matches de 80 minutes. C’est dans mes habitudes, je suis comme ça, je ne lâche pas, j’ai une bonne dépense d’énergie sur le terrain le dimanche. C’est aussi mon rôle dans l’exemplarité, d’enchaîner, de ne rien lâcher.

Depuis cet été, on vous a vu en 2e ligne, mais aussi N°7 ou N°8 comme annoncé ce dimanche. Votre préférence ?

N°8. Le poste qui me permet de prendre un peu de recul sur le jeu, sinon je serai toujours sur la ligne de défense à avoir cette débauche d’énergie à vouloir défendre et jouer le ballon constamment. Après, je pense avant tout au collectif et je me mets toujours à la dispo des coaches ou des copains, ça ne me pose jamais de problème de basculer en 2e ligne ou à l’aile de la 3e.

Vous l’avez dit : vous avez débuté à Rodez, vous êtes parti, puis revenu cet été. Vous qui avez connu Rodez plus haut, en Fédérale 1, est-ce que vous avez un objectif à plus long terme derrière la tête… par exemple ramener le club là où vous l’avez connu ?

Oui, je l’ai personnellement derrière la tête. D’abord monter en Fédérale 2, puis, sur deux ou trois ans, au moins en Fédérale 1, ça serait super pour la ville de Rodez et le rugby en Aveyron en général. Mais il faut être réaliste aussi. À date, on est à sept défaites et sept victoires. Je suis optimiste pour le reste de la saison vis-à-vis de la qualification. Mais vis-à-vis d’une montée en Fédérale 2, ce serait un peu prétentieux. Je préfère rester humble avec la qualif’et on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise en fin de saison.



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