Élite 1 féminine: Stade Toulousain-Blagnac, un classique très attendu


l’essentiel
Le derby s’annonce indécis entre des Toulousaines qui veulent rester invaincues et des Blagnacaises qui espèrent prendre leur revanche de l’aller. Coup d’envoi ce dimanche, à 15 heures, au stade Ernest-Wallon.

Dix ans. Il y aura bientôt une décennie que les têtes d’affiche des Sept-Deniers et des Ramiers ne se quittent plus d’un crampon. Et ce, dans cette cour des très grandes que les Toulousaines ont rejointe après avoir remporté le challenge Armelle-Auclair. Le feu BSORF, futur Blagnac RF, sortait, lui, d’une demi-finale mémorable face à la référence absolue de l’époque, à savoir : Montpellier.
Les doigts des deux mains suffisent amplement à compter les rescapées: Gaëlle Hermet, Jennifer Mengué-Cros et « Mama » Traoré côté toulousain, Elodie Martin, les deux Audrey (Forlani et Abadie) dans le camp « caouec », mais qu’importe. Les autres pionnières désormais retraitées des terrains peuvent prendre place en tribune en toute quiétude. La relève a été assurée en bonne et due forme, et, d’une génération à l’autre, le derby au sommet de la Haute-Garonne est devenu, plus qu’un simple moment fort de la saison, un véritable classique. Ce dimanche après-midi, quand bien le record de spectateurs établi pas plus tard que la semaine dernière par Romagnat et le Stade Bordelais (la barre des 6000 a été franchie au stade Marcel-Michelin) viendrait à ne pas être battu, l’engouement n’en sera pas moins palpable. Le club hôte « a mis le paquet » pour reprendre la formule d’Olivier Marin, son bienveillant manager auquel la fine fleur féminine doit tant dans son éclosion du 4 juin 2022.

Une rivalité saine

Comme face à Lyon, comme l’an passé en Coupe de France, les débats auront lieu sur le terrain d’honneur d’Ernest-Wallon. En tenue de gala ? Oui et non : « Il y aura de l’enjeu, c’est certain » poursuit celui qu’épaulent Laure Sansus-Bourdon et Céline Ferrer. Neuf longueurs d’avance, voilà certes un matelas confortable mais le Stade Toulousain peut encore être rattrapé en cas de défaite à zéro point. Il se rendra en effet à Grenoble, le 12 mai, jour de la clôture du scrutin, tandis que Blagnac recevra le Stade Rennais, éliminé de la course à la phase finale sauf s’il écrase Lyon, bonus offensif à la clé. Peu probable. « La rivalité qui nous oppose est à la fois saine et bénéfique pour le rugby féminin, j’insiste là-dessus », déclare pour sa part Nicolas Tranier. Le coach principal évoque un groupe « qui s’est remis dans le sens de la marche » aux dépens de Lons. Et envisage une belle fête.
Même sans Berthoumieu ni Llorens ni Domain. Chez les Stadistes, pas plus de Murie que de Lecat et encore moins de Baguette et de Barrat. Fedrighi sera ménagée (proximité du Tournoi oblige), les absences de Castello et de Cazorla n’entrant pas, fort heureusement, dans la catégorie « longue durée ».
 



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