À la découverte de la Côte Vermeille, la quiétude de l’hiver – Journal de 20 heures


Sur son embarcation, il traverse la houle. Manuel Martínez est pêcheur depuis 30 ans au large de Port-Vendres. habitué à toutes les conditions météo, il s’apprête à remonter ses filets à cette saison de la lotte, des turbots et des soles. Il pratique une pêche de petits métiers, artisanale. En 30 ans, le nombre de petits professionnels a baissé de moitié, victime de la pêche industrielle. À Port-Vendres, il n’en reste plus que sept.

Les touristes sont nombreux, même en hiver. Juste à côté du port, à flanc de falaise, un couple arpente le sentier du littoral. “Une très bonne destination, à contre-courant. De venir en hiver, c’est très beau, c’est sauvage. Il y a la mer, la montagne juste derrière. On voit le petit chemin. On va longer la côte, et derrière, il y a une plage”, décrit la femme.

Il s’agit de l’anse de Paulilles, une plage réservée. C’est aussi un haut lieu du patrimoine catalan. Les artisans ne restaurent pas n’importe quel bateau. C’est une barque traditionnelle utilisée pour la pêche dans les années 50. De couleurs vives, elles sont faites entièrement de bois robuste mais capricieux. En dix ans, l’atelier a restauré une vingtaine de barques. Elles sont aujourd’hui classées au monument historique.

Les plus fervents Catalans peuvent donc considérer les rivages de la côte Vermeille comme un musée à ciel ouvert.

TF1 | Reportage A. Cazabone, J.V Molinier



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